L’éditeur

chemin de vie, tournantDu Site Grandir  à ce blog-ci…

Peut-être avez-vous parcouru le Site Grandir, où depuis l’an 2000 j’explore la croissance personnelle solidaire, centrée sur le terrain psycho-émotif.

Le Site Grandir m’apparaît toujours d’actualité; toutefois, il ne fait en général qu’approcher le terrain du sens et de la spiritualité.
Croque-lumière en prend le relais, avec le souhait d’y entrer de plain-pied.
En effet, j’étais conscient de plafonner face à mes propres soifs, si je n’entrais pas davantage dans les questions du sens, avec les pistes élargies qui sont à notre portée aujourd’hui.
J’y vois un rendez-vous décisif pour notre humanité…
…et pour moi plus particulièrement ? la joie de partager cette fête intérieure qui monte à mesure de mieux comprendre comment peut bien fonctionner la vie.

L’artisan de Croque-lumière

Denis BretonUn mot à mon sujet : Denis Breton.
Les questions de sens et d’engagement humain m’ont toujours habité.
À cinq ans j’ai été fasciné par un oncle religieux qui revenait d’Afrique et nous a parlé du peuple avec lequel il vivait, m’ouvrant tout d’un coup un monde de découvertes…
Cette journée-là, peut-être, s’est allumée pour moi la soif d’en apprendre plus sur les autres humains, sur leurs façons de vivre et de voir la vie  — raison de plus si ça m’amenait hors des sentiers battus !

J’ai grandi avec l’héritage catholique. Très vite attiré par la personne de Jésus, autant dans ce qu’on lui voyait vivre que dans la vision qu’il proposait, j’ai lu tout ce que j’ai trouvé pour me parler de lui, et aujourd’hui encore… Le coeur de ma foi, c’est mon amitié intérieure avec lui, l’envie de marcher sur ses pas tout en menant une vie laïque.

J’ai gardé des valeurs fortes de cet héritage, tout en sentant le besoin de le décaper de ce qu’on lui avait accolé de doctrinaire, moralisant ou culpabilisant. Ainsi, je me suis mis à considérer la Bible avant tout comme la chronique d’un peuple à la recherche de Dieu, souvent inspirée mais d’inégale sagesse, logeant aussi des contenus où le Divin ne mettrait pas sa signature.
Par exemple, le recours à la peur pour nous convaincre, le jugement, le déni du corps, un certaine valorisation de la souffrance ou la caution d’une vision de la femme comme moindre que l’homme — tout ça ne pouvait pas provenir du plan divin de la vie, ni de ce prophète Jésus : lui, ne parlait que de confiance en un Dieu affectueux et libérant, d’un pouvoir à prendre sur soi et non sur les autres, de l’amour dont il faisait le cœur de tout.
À mon tour devenu parent, ça m’a été naturel de me figurer Dieu à partir de ce que je me voyais vivre avec mes propres mes enfants, en plus lumineux : Il ne pouvait être que plus amoureux encore et nous considérer comme Ses chefs-d’œuvre, tous !

Derrière les cultures, les religions

Fleuve St-Laurent, fleuve de la vieAvec les années, je me suis formé à l’anthropologie, à la sociologie et à la psychologie. Je suis allé à la rencontre d’autres cultures que la mienne,  et j’ai fini par me passionner pour les rapprochements interculturels.  J’ai vu à quel point les religions — elles qui proposent une réponse ultime à notre recherche de bonheur — peuvent libérer autant qu’asservir.
Il devenait clair pour moi que le sens de la vie pouvait être comparé à un casse-tête (puzzle) dont chaque peuple ou chaque courant religieux aurait quelques morceaux : si nous avons la sagesse de les mettre ensemble, d’y trouver les convergences, peut-être trouverons-nous plus vite le vrai visage du Divin ou du bonheur  — deux mots devenus synonymes pour moi.
J’ai toujours cherché à réunir ce que toutes ces sources pouvaient bien avoir en commun, qui répondrait à mes questions persistantes : comment fonctionne la justice de la vie ?… pourquoi la souffrance ?… avons-nous une mission de vie ?…
Et j’ai compris que la soif de partager avec d’autres sur nos espoirs, nos convictions, notre quête de sens … tout ça est profond en nous, au point d’avoir du mal à départager notre expérience spirituelle de nos appartenances familiales et communautaires.

 Apprécier d’autres visions…

Plus je questionnais ma propre culture religieuse, plus j’étais attiré à explorer d’autres sources : non seulement des courants séculaires comme le bouddhisme ou le baha’isme,  mais aussi les spiritualités autochtones, et aussi des enseignements parallèles — comme les évangiles apocryphes ou ceux recueillis par canalisation.  Par exemple, j’ai lu et médité sur des ouvrages comme L’Évangile de Marie-Madeleine. J’ai appris à repérer des valeurs sûres parmi les sites web, comme Jeshua.net. J’ai bu comme une eau fraîche des enseignements qui seraient inspirés de Jésus, de Kryeon ou de l’archange Michael…

Un jour, j’ai été à la rencontre de Jacques Weiss, un vieil homme qui avait mis toute sa vie à traduire Le livre d’Urantia : un texte impressionnant ! À un moment, je l’ai questionné sur la possibilité que celui qui l’a recueilli ait altéré certains passages qui contredisaient sa propre conviction. Après un silence, il a répondu : «C’est peut-être vrai, mais c’est ce que je connais de plus beau …» Un choc salutaire pour moi : j’ai compris d’un coup que le dernier juge de la vérité pour ma vie, ce serait mon cœur …

Captivé comme dans les romans de détectives, je gardais deux questions qui me laissaient perplexe : «Comment se fait-il que divers enseignements religieux valorisent tant la vérité et pourtant racontent des histoires si différentes ?…» 
Et une autre : «Pourquoi les gens s’éloignent-ils les uns des autres pour des divergences de vision de la vie ? Ne risquons-nous pas au contraire d’être enrichis par des regards différents du nôtre ?…»
Si aujourd’hui revenaient Bouddha, Mohamed, Baha’u’llah, Maitreya ou d’autres grandes figures, seraient-ils chrétiens, baha’is, bouddhistes ?… ou nous montreraient-ils à voler plus haut jusqu’à tout  réunir, et sur-tout tous  nous réunir?…

Fleuve St-LaurentAujourd’hui?…

J’ai appris à différencier religion et spiritualité. Je chercher à faire communauté avec d’autres assoiffés de sens plutôt qu’à m’identifier à une institution, délaissant dogmes et certitudes : j’y vois plutôt des hypothèses inspirantes, dont certaines se consolident pour moi en croyances, appelées à évoluer encore.
Plus que jamais émerveillé de la vie, optimiste face à l’éveil de conscience que l’Humanité a entrepris, je suis reconnaissant à l’égard des êtres et des sources qui m’ont poussé à écouter de l’intérieur ce que la Vie cherche à me dire. Nous cherchons la lumière, mais on dirait que la Lumière nous cherche aussi…

J’ai toujours autant soif de connaître et comprendre le sens de la vie. Si vous vous demandez à quoi je crois aujourd’hui, l’allégorie qui a donné naissance au site Croque-lumière — Une bien belle histoire — vous donnera le contours de mes hypothèses les plus fortes…

Mais plus important encore, j’éprouve le besoin de me sentir ancré dans une complicité vivante avec le Divin — à partir de laquelle je crée moi aussi du sens, j’en suis convaincu. Je le crée sans doute en permettant à la Vie de m’aimer, en suivant intuitivement le filon avec lequel je suis né, puis en offrant à mon tour au monde ce que j’ai d’unique.  Le cherche-lumière se fait croque-lumière… Voilà mon mon parcours, jamais achevé.

«À quel titre offrez-vous ces contenus?…»

Je ne suis pas prêtre, je ne représente aucune institution. J’offre ces contenus en tant qu’être humain passionné à mieux comprendre la vie, d’où la mienne, et motivé à le partager.
J’ai mis un grand bout de ma vie, c’est vrai,  à explorer les recoins de mon propre héritage religieux et à y associer mes enfants jusqu’à leur adolescence.
J’ai beaucoup lu sur d’autres héritages spirituels, en plus de questionner leurs adeptes, du fait de mon autre passion : les rapprochements interculturels.
Et j’ai tenté des synthèses personnelles. Ainsi, il m’est souvent arrivé dans le Site Grandir de me poser des questions intrigantes, et de me provoquer à y répondre à partir de mon vécu, y ajoutant des témoignages recueillis ailleurs. J’ai entrepris de le faire ici encore.

Oui, je crois au vécu, tellement plus qu’aux théories — à moins qu’on les voie reconnaissables dans l’action, inspiratrices d’une réelle joie de vivre. Les gens, pour y être sensibles, ont besoin de voir ce que nous en avons fait, et plus encore lorsque notre vie devenait combat… «Quelle est ton espérance ?… Sur quoi se base ta confiance en l’avenir d’un être humain, ta confiance au futur de l’Humanité ?…»

Pour les textes qui vont suivre — en plus de mes propres réflexions et celles des gens qui viennent collaborer à ce blog — je fais appel à des sources auxquelles vous et moi avons accès : livres ou sites web.  Je m’exerce depuis des années, de plusieurs façons, à repérer les sources pour lesquelles ma confiance se consolide, qu’ils soient étiquetés de scientifiques, privés, institutionnels ou ésotériques. J’y recherche les cohérences, les convergences …et j’écoute ce que m’en dit mon cœur.
Au plan personnel, je me connais une forte intuition. Quelquefois il m’arrive de vivre un contact que je qualifierais de télépathique, bien que ce soit rare. Et je ne crois pas avoir développé mon potentiel de guérison ou de canalisation …qui, comme pour chacun de nous, me deviendra accessible à son heure.
Voilà mon périmètre, doublé du désir de servir la vie de mon mieux.

Tout ça pour dire : ne me prenez pas comme un gourou. Je serai heureux d’agir en éclaireur, en colporteur quelques bons coups et un émerveillement de la vie, simplement. …Et revenez vite à vos propres réponses…

Une collaboration de votre part au site?…Enfance, candeur, cadeau

Mettre du bois dans le feu de nos espérances… Voilà pourquoi cette page nous réunit aujourd’hui vous et moi. Si ce site vous donne envie de vous connecter à vos soifs, à vos questions, puis de venir ici le partager à votre tour, je vous dis «avançons ensemble, puis voyons l’arbre à ses fruits…»

Merci de votre confiance,

Denis Breton

Votre commentaire est bienvenu, surtout s'il provient de votre vécu et peut éclairer notre quête de sens à tous.