Archives mensuelles : septembre 2023

Pouvons-nous changer l’autre?

Plusieurs qui lisent ces lignes sont bien en chemin de quête de sens, et sont même approchés par des gens en désarroi qui ont senti leur paix intérieure.
C’est une joie alors de leur partager ce qu’on comprend mieux de la vie, ce qui alimente notre confiance …réalisant quelquefois après coup que notre enthousiasme nous a emporté, qu’on a beaucoup parlé.

Qu’en a retenu l’autre? La personne se sera-t-elle sentie libérée, aura-t-elle trouvé là une énergie pour se mettre en mouvement? Ou se sentira-t-elle plus mêlée, en reproche à elle-même de ne pas reprendre pied plus vite?…

J’ai vécu ça récemment, et deux fils conducteurs me sont apparus plus clairement pour ajuster ma façon d’accompagner quelqu’un qui souffre.

-Ce n’est pas ce que je lui aurai dit qui importe, mais ce que la personne se sera dit à elle-même dans ses propres mots, voyant un peu plus clair dans son monde émotif.

-Si j’ai à la convaincre de quelque chose, ce n’est pas de changer, mais plutôt de se rapprocher d’elle-même avec plus de tendresse. Car quelque chose en elle connaît l’être magnifique qu’elle est à sa racine. «Deviens ce que tu es» est un plus vrai message.

J’en sors avec l’envie d’écouter la personne davantage. À s’exprimer plus encore, elle arrivera à mieux s’entendre…

Denis Breton

L’état du monde nous bouscule à choisir notre plus grande vérité

Nous vivons un sacré paradoxe: il faut que la vérité se fasse sur ce qui se passe dans notre monde, pour avoir envie d’en générer un autre.
Mais c’est en mettant notre énergie à construire où regardent nos soifs, plutôt qu’à dénoncer où regardent nos peurs, que nous allons y arriver. C’est en apprenant une plus grande vérité: celle que nous avons tout ce qu’il nous faut pour créer ce monde renouvelé.
Marie-Odile Sansault nous le dit ici à sa façon:

«Dans cette période, 3 grands chemins se montrent à l’humanité pour continuer la suite de son expérience…

  • …le chemin de la matière en tant que seule réalité, tangible et objectivable par nos sens, compréhensible par notre intelligence,
  • …le chemin de la spiritualité qui sépare le créateur et la création et voit le salut de l’homme après la mort du corps et du personnage, au-delà de l’existence terrestre, une fois arrêtée la roue des incarnation,
  • …le chemin de l’Unité qui invite à voir le Divin dans tout ce qui est, dans tous les éléments de la création y compris les humains, qui rappelle à chacun qu’il est un dieu souverain qui crée en permanence le réel qu’il observe et avec lequel il est en relation.»  (1)

Denis Breton
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(1) Marie-Odile Sansault, «L’épée michaélique nous invite au choix de la voie qui nous convient».

Que veulent nous dire nos souffrances?

«Chaque souffrance est une résistance à la vérité de ce que nous sommes.
À chaque fois que nous souffrons, c’est que nous résistons à nous gouverner à partir de notre vérité: nous croyons que l’humain que nous sommes serait plus à même de piloter le navire que le ferait notre moi divin.
Pourtant, notre embarcation deviendrait beaucoup plus simple à piloter.»

Voilà en substance ce que partageait Marie-Odile Sansault au cours d’un Regard de vérité. (1)

J’ai beaucoup apprécié cette clé de lecture pour prendre du recul sur mes malaises: à quoi est-ce que je résiste? qu’est-ce que je ne sais pas traiter amoureusement encore?…

Et d’autant plus lorsqu’elle a conclu: «…Accueillir nos souffrances est le chemin vers la joie».

Denis Breton
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(1) Marie-Odile Sansault, Regard de vérité tenu en Ardèche, Jour 3, 1 sept. 2023:
https://www.youtube.com/watch?v=qyJDUR6S45w

Ah! si j’avais su ça avant…

Défis bien connus ! Tantôt retrouver notre joie de vivre… tantôt apaiser une souffrance… tantôt encore garder confiance en l’avenir…
De quoi disposons-nous pour comprendre le sens de la vie, pour nous la faire bonne?

J’ai trouvé un point de vue lumineux là-dessus. J’aurais bien aimé le connaître avant, tellement il résume les poignées de sens que j’ai longtemps recherchées, tant il concorde avec des convictions que j’ai développées d’arrache-pied.
Je vais résumer à ma façon cette proposition. Aimeriez-vous qu’on y jette un coup d’œil ensemble?
Je terminerai avec une magnifique chanson d’Yves Duteil, qui m’a l’air d’en avoir compris un bon bout: «Tisserand». Continuer la lecture de Ah! si j’avais su ça avant…

Entretenir notre joie de vivre …à plusieurs

 

À quand remonte votre dernière pitrerie, ou une belle gaffe devant des amis? Tout le monde pouffe de rire, les enfants accourent pour voir ce qui s’est passé, et l’instant d’après les conversations s’animent plus encore…

Ça vous a fait oublier cette nouvelle-catastrophe lue dans un journal ou écoutée sur les ondes : «…pas encore une!»
Vous étiez resté-e un bout de temps à jongler, sentant votre niveau d’énergie baisser tout d’un coup: le courage vous avait manqué pour vous remettre à votre tâche, … surtout si vous étiez seul-e pour absorber ça.

Journaux, télévision ou Internet : que risquons-nous si nous n’avons pas tout lu, tout vu, tout entendu?… Peut-être de conserver l’envie de dire oui  à la moindre occasion de nous joindre à une fête, à un groupe d’amis, à un événement qui nous remonte le moral : on reçoit les confidences d’un premier, on donne un coup de main à un autre,… et on revient à la maison en se surprenant à fredonner une chanson.

Je me rappelle cette vieille tante bonne comme du bon pain, qui disait en nous regardant du coin de l’œil : «le bonheur ça se décide, p’is ça se pratique à plusieurs…»

Denis Breton